EGLISE PENTECOTISTE LA SOURCE
(EPS)


Puisque nous avons découvert que la Vie véritable est en Jésus-Christ,
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LA TENTATION DE JESUS-CHRIST (Mathieu 4.2-11).

 

Introduction.

La tentation de Jésus telle que rapportée dans Mathieu 4.2-11 est un récit très riche en enseignements pour nous.

 

On le sait bien, l’humanité de Christ ne tenait qu’à sa forme et non à sa nature, car par nature Christ était Dieu (Emmanuel). Ainsi, Christ, Dieu de sa nature, ne pouvait pas être tenté comme peut l’être tout adamique pécheur. Si donc Dieu qui ne fait rien par complaisance avait permis cette tentation, c’est à l’humanité de Christ qu’il convient d’en trouver l’explication.

 

En effet, dans Hébreux 2.14-17 la bible nous renseigne que si Jésus avait revêtu un corps comme le nôtre, ce fut dans le but de nous ressembler pour ainsi être notre précurseur sur le chemin du royaume de Dieu (Jean 14.6). Tout ce qui lui arriva de son vivant en forme humaine l’avait été pour nous qui marchons sur ses pas, afin que nous y trouvions un model à suivre dans notre marche vers le royaume de Dieu où Il nous a précédés. Ce fut donc par simulation de notre propre situation que Jésus fut tenté, et il nous appartient d’en tirer des leçons en relation avec notre vie pratique.

 

I. Circonstances de la tentation.

Pour bien comprendre le fond du message qui nous est adressé à travers ce récit de la tentation de notre Seigneur, il nous faudra connaître les contours de circonstances qui ont prévalu à cet effet.

 

Nous pouvons les résumer en trois points :

 

1.      La bible commence le récit de la tentation du Seigneur par ‘Alors Jésus fut …’. Un tel début renseigne que ce qui est relaté est une suite d’un autre événement, et cet événement c’est le baptême de Jésus (voir Mathieu 3).

2.      Jésus n’avait pas résolu de Lui-même d’aller au désert pour être tenté ; Il y fut conduit par l’Esprit.

3.      La tentation intervint après un jeûne de 40 jours et 40 nuits.

 

1.     Le baptême de Jésus.

Le baptême symbolise la mort au péché et la renaissance spirituelle par la puissance du Saint-Esprit (Jean 3.5-8). Or, Jésus n’était pas un charnel pécheur comme nous. Et puisqu’il n’y avait pas de péchés en Lui, il n’avait donc pas besoin de mourir au péché afin de renaître en esprit par la puissance du Saint-Esprit. En fait, tout en Lui était déjà Esprit car Il était Dieu.

 

Ce baptême donc n’a de sens que lorsqu’il est pris en relation avec Hébreux 2.16-17. En fait, considérant Jésus comme notre substitut, nous devons comprendre son baptême comme le moment où chacun de nous a reçu la vie éternelle par la foi en Jésus-Christ mort pour les péchés de l’humanité. Le baptême de Jésus est pour nous une seconde naissance, le moment où nous devenons chrétiens, fils de Dieu.

 

Ainsi, ce ‘Alors Jésus fut …’ qui, comme nous l’avons dit, indique que le récit de la tentation est consécutif au baptême, indique en fin de comptes que semblable tentation arrive aussi à tout chrétien aussitôt après sa deuxième naissance.

 

 

2.     Le Saint-Esprit conduit Jésus au désert.

Dès que nous naissons de nouveau, il nous est fait le don du Saint-Esprit pour non seulement guider nos pas sur la voie du salut, mais aussi pour faire de nous des instruments utiles entre les mains de Dieu en vue du salut des autres.

 

Pour nous y amener, le Saint-Esprit se charge aussitôt de traiter notre âme (notre ‘moi’). Il faut, en effet, que dans notre propre ‘moi’ nous soyons convaincus de l’intérêt qu’il y a à suivre la voie de Dieu au détriment des réalités du monde auxquelles nous sommes familiers depuis que nous vivons.

 

Grâce à la foi en Jésus-Christ nous sommes devenus des nouvelles créatures dans notre esprit, mais dans notre moi nous sommes encore le vieil homme. Nous ne sommes qu’encore imbus des mêmes expériences que n’importe quel homme du monde, ne pouvant tout interpréter que selon la logique des réalités du monde qui peuplent notre mémoire. Nous sommes bien sûr conscients d’être devenus de Dieu, mais cependant encore incapables de détecter ce qui, en nous, s’oppose à la vie de Dieu.

 

Par exemple, nous pouvons beau lire dans la bible que Dieu condamne l’orgueil, la cupidité, la convoitise des yeux etc. et les réprimer chez d’autres. Cependant, nous pouvons demeurer tout à fait incapables de découvrir ces mêmes péchés en nous-mêmes tant que nous n’aurons pas fait l’expérience de l’humilité et du contentement.

 

Or, comment faire l’expérience de l’humilité si tout ce qui nous incite à nous enorgueillir fonctionne normalement ? Comment faire l’expérience du contentement si, dans notre élan de cupidité et de convoitise, tout est couronné de succès ?

 

L’œuvre du Saint-Esprit à cette étape consiste donc à s’attaquer aux domaines où nous sommes le plus enracinés au monde. S’agissant de l’orgueil par exemple, le Saint-Esprit commence par nous couper de tout ce qui nous incite à avoir une plus haute opinion de nous-mêmes. Plus nous nous efforcerons de dissimuler notre médiocrité par des artifices, plus le Saint-Esprit accentuera le blocage jusqu’à ce que, contraints par cette situation de fait, nous trouvions finalement normal d’être considérés comme tout le monde (Job 33.19-26, 2Cor 12.7-10).

 

Le désert.

Le désert dans lequel le Saint-Esprit conduisit Christ ne préfigurait donc pour nous que cette situation de blocage. Il est pour nous cet isolement qui, comme un lavage de cerveau, prépare le nouveau converti à recevoir avec respect les enseignements de Dieu.

 

Il n’est personne qui peut décider lui-même du désert ; il faut y être conduit par le Saint-Esprit. C’est, en effet, le Saint-Esprit qui connaît mieux les domaines où nous avons le plus besoin d’être traités en priorité. C’est pourquoi il est intéressant de noter que Jésus, notre type, ne décida pas lui-même d’aller au désert ; Il y fut au contraire emmené par l’Esprit (Math 4.1). De même, le Seigneur Jésus dit à Ananias au sujet de Paul (alors Saul) : ‘Va, car cet homme est pour moi un instrument de choix, afin de porter mon nom devant les nations et les rois, et devant les fils d’Israël ; et je lui montrerai combien il faudra qu’il souffre pour mon nom.’ (Actes 9.15-16).

 

Le Saint-Esprit opère donc tout cela non seulement pour nous guérir de nos péchés, mais aussi pour attirer notre attention sur une vérité donnée, vu la mission qui nous est assignée ou le danger (physique ou spirituel) qui nous guète. Ce n’est, en effet, que lorsque la chair est forcée à taire ses tumultes, que l’âme obtient le calme et la Lumière nécessaire pour percevoir avec netteté les manifestations de la gloire de Dieu. Car en fait, Dieu agit sans cesse dans la vie de chaque personne. Si certains vivent très maladroitement ni sans du tout d’égards pour Lui c’est parce que, emballés dans le courant du monde avec ses attractions et ses agitations, tout ce qui est de Dieu dans leur vie passe inaperçu (Mat.13.22).

 

C’est pourquoi il n’y a que des pèlerins du désert (hommes habitués à la souffrance) qui sont des véritables réservoirs de la gloire et de la puissance divine (2Cor 4.7-11).

 

 

3. Le jeûne de Jésus dans le désert.

Le jeûne de Jésus fut en quelque sorte un jeûne forcé. Lorsque nous lisons Mathieu 4.1 qui nous annonce ce pourquoi Christ fut emmené par l’Esprit dans le désert, il n’est pas fait allusion au jeûne. La bible nous dit simplement que le Seigneur fut emmené par l’Esprit dans le désert pour y être tenté.

 

A en croire à la bible, Jésus n’avait pas programmé d’aller jeûner au désert ; Il y fut emmené pour être tenté. Et comme le lieu est aride (il n’y a ni eau ni nourriture), le jeûne qu’il observa pendant 40 jours ne fut que la conséquence logique de sa présence au désert. Sans pour autant renier à Jésus la capacité d’endurer volontairement un si long jeûne, au regard de la bible, le jeûne dont il est question ici s’était plutôt imposé à Lui. Il ressort du récit que Jésus fut obligé d’observer ce jeûne parce que justement il n’y avait rien autour de Lui comme nourriture.

 

Pour le chrétien.

En analysant le fait que Jésus ait été conduit au désert par l’Esprit, nous avons tiré un parallélisme avec la situation de tout chrétien. Nous avons dit que l’Esprit se charge de mettre des blocages à l’élan charnel de tout chrétien dès sa conversion afin que son âme, privée de jouissances dans lesquelles elle était emballée, obtienne ainsi la quiétude et le calme nécessaire pour communiquer avec Dieu.

 

Nous avons comparé cette vie de blocages à un isolement, donc à un désert. De même que le désert impose des privations, de même aussi le chrétien victime de ces blocages, à l’instar de Jésus dans le récit que nous examinons, se voit obligé de ne pas faire telle ou telle autre chose qu’il ne se serait pas empêché de faire s’il disposait de tous les moyens nécessaires.

Une telle privation est comme le jeûne forcé de Christ dans le désert. Ceux qui observent la victime peuvent bien se dire ‘tel ne boit plus d’alcool ce dernier temps !’ et penser ainsi que l’intéressé s’est résolu de s’en priver. Cependant, c’est simplement parce qu’il ne sait plus trouver de l’argent que, malgré lui, il ne boit plus.

 

Ces moments apparemment médiocres du point de vue humain, sont les seuls par lesquels nous pouvons nous procurer des dividendes inimaginables sur le plan spirituel. Tous les apôtres qui ont pu écrire dans la bible, pour en avoir fait l’expérience, n’ont pas manqué de nous exhorter à accepter ces désagréments avec joie (Romains 8.17, 2Corinthiens 1.7, 4.10-11, Jacques 5.10-11, 1Pierre 5.6, 10).

 

4. La faim de Jésus.

Par définition la faim est un désagrément causé par le manque ou l’insuffisance de nourriture. Pour Jésus, la faim dont nous parle la bible dans Mathieu 4.2 était due au manque de nourriture pendant 40 nuits et 40 jours.

 

Puisque cette faim fut la conséquence du manque de nourriture étant donné la présence de Jésus dans le désert, il en est de même aussi pour le chrétien emmené au désert par le Saint-Esprit.

La situation de blocages dans laquelle le Saint-Esprit peut nous avoir entraînés nous impose des privations que nous avons comparées au jeûne forcé de Jésus. C’est peut-être le manque d’argent, l’humiliation de toutes sortes, la détresse, la persécution, la solitude, etc. Lorsque ces situations commencent à nous affecter au point que nous ne les supportons plus que difficilement, cela devient pour nous la faim dont a souffert Jésus.

 

Pour bien comprendre cette notion de la faim spirituelle, nous nous référerons à notre propre vie physique. Dans notre vie physique, en effet, il y a des phénomènes métaboliques que nous expérimentons chaque jour. Lorsque par exemple nous avons perdu beaucoup d’eau (par la transpiration ou par la diarrhée), le métabolisme fait en sorte qu’il se déclenche la soif de boire. Lorsque quelqu’un est rassasié, non seulement il n’a plus faim, mais aussi il a un dégoût de toute nourriture qu’il voit. Il en est de même sur le plan spirituel.

 

Lorsque celui qui aime être honoré commence à perdre l’estime de son public, il se déclenche en lui comme un métabolisme par lequel il s’agite pour redorer son image. Si cela est dû à un blocage dans ses ressources, au tout début de ce déclin il sera comme celui qui ne commence que de transpirer là où l’eau est introuvable. Ceux qui le côtoient de plus prêt peuvent bien constater qu’il aura commencé à user d’artifices pour maintenir son image. Cependant, ceux qui ne le voient que de l’extérieur n’auront pas encore compris qu’il est en difficultés.

 

Sur le plan spirituel c’est déjà là la faim qui commence, mais non encore apparente puisque le sujet a encore des ressources pour tenir sans que les gens ne s’en rendent compte. C’est cela « user d’artifice » pour cacher une réalité. Il lui faut dès cet instant trouver la nourriture pour combler le vide qui se crée. Mais si la situation ne se débloque pas vite, il va finir par épuiser tout son arsenal d’artifices et les signes d’insuffisances vont commencer à paraître au public.

 

Au début c’était une lutte encore interne à lui-même. Moralement il était encore en confiance quand il paraissait au public puisque ses artifices le couvraient. Si maintenant ses insuffisances se voient c’est parce que, la chaleur du désert persistant et l’eau toujours introuvable, notre pèlerin a fini par perdre tous ses moyens d’artifices. Les gens commencent à se chuchoter lorsqu’ils le voient et changent d’attitude vis-à-vis de lui.  Habitué aux honneurs, notre homme commencera à être moralement frustré. C’est là la faim qui commence à s’aiguiser jusqu’à ce qu’elle atteigne l’insupportable.

 

Voici alors le moment souhaité par Dieu. Car c’est quand nous avons atteint cette ‘faim insupportable’ que nous nous approchons plus de Dieu en nous humiliant. Tant que nous pouvons encore nous organiser seuls pour satisfaire les désirs de notre cœur, quand nous aurions recours à Dieu ce ne sera que de manière très formaliste. C’est pourquoi, pour nous aider à maintenir nos regards fixés sur Lui comme source de toute notre vie, Dieu vise à nous emmener à ce niveau là de ‘faim’, la faim qui ne demande que Lui comme nourriture. C’est lorsque toute autre nourriture n’est pas parvenue à combler le vide en nous que nous devenons avides de la Parole de Dieu.

 

Pour nous éduquer donc, pour faire de nous ses fidèles, Dieu aime nous conduire au désert et nous y faire demeurer jusqu’à ce que nous ayons très faim de Lui.

Nous lisons ce qui suit dans Osée 2.8-9, 16-17.

 

Dans ce message prophétique Dieu parlait d’Israël, son épouse, aux temps de ses égarements. Il est intéressant de noter que pour parler au cœur de Son peuple, Dieu a offert de l’amener au désert. Autrement dit, s’Il lui parlait en ville ses conseils ne toucheraient pas son cœur ; il faut que les deux se retrouvent au désert.

Dans Mathieu 13.22 Jésus a confirmé cette prophétie lorsqu’Il a dit que la Parole de Dieu ne peut pas porter des fruits dans la vie de celui dont le cœur est agité par les soucis de la vie et l’attraction des choses du monde.

 

Voilà pourquoi chaque fois qu’Israël s’égarait, il se retrouvait opprimé soit par Madian, soit par la philistie, soit par la Syrie, soit par Babylone etc. Aussi, tous les réveils spirituels qu’il y a eu en Israël furent-ils consécutifs à des dures épreuves, donc aux séances d’instruction dans le désert.

 

De manière semblable, pour nous chrétiens, c’est après le désert que nos prières deviennent plus agréables à Dieu tant dans leur forme que dans leur fond. Nous lisons dans Psaumes 51.18-19 ce qui suit : « Car tu ne prends pas plaisir au sacrifice, Autrement, j’en donnerai ;  Tu n’agrées pas d’holocauste. Les sacrifices agréables à Dieu, c’est un cœur brisé : Un cœur brisé et contrit ; O Dieu, tu ne le dédaignes pas. ».

 

Plusieurs autres passages bibliques nous disent la même chose : Esaïe 61.1-3, Ecl.7.3-4, Luc 6.22-23, 2Cor.1.3-4 et 7, 7.5-6.

 

 

Pourquoi le désert ?

En fait Dieu n’est pas opposé à ce que ses enfants soient riches et physiquement forts. Mais ce qu’Il ne souhaite pas c’est que l’argent et la bonne santé soient pour eux des occasions propices pour s’enfoncer d’avantage dans la profondeur du monde. C’est pourquoi il faut d’abord de la préparation spirituelle pendant laquelle Ses enfants apprennent à se désintéresser des choses du monde afin de vivre heureux même sans elles.

En fait le bonheur n'est pas une notion absolue, mais une notion relative. Chacun de nous s'estime heureux selon que, oui ou non, les désirs de son cœur trouvent satisfaction.

 

Il faut que celui qui aspire au royaume de Dieu n’ait pas des domaines auquel il ne peut plus s’attacher qu’à Christ. Ainsi, quand même il deviendrait riche, ses possessions ne seront pour lui qu’accessoires. Il peut ainsi dire, comme Paul, ‘je regarde tout cela comme des ordures’ (Philippiens 3.7-8).

 

Car le fondement même de la foi chrétienne repose sur notre capacité à nous désintéresser de la vaine joie que procure Les plaisirs trompeurs du monde, afin de gagner la gloire de Christ (1Jean 2.15-16, 1Pierre 2.11, 21, 4.1-2, Jacques 4.4, Luc 18.24-25, Rom.8.17, 13.14, Col.3.5, 1Cor.9.27, Galates 5.24, etc.). Tant que le chrétien ne considérera pas les choses du monde (ainsi que sa propre vie) comme des simples instruments pour la gloire de Christ, sa foi ne sera que très morbide et lui-même impropre à toute utilité de la part du Seigneur (Luc 14.26-27).

 

C’est cela, comme nous l’avons dit plus haut, le secret des véritables serviteurs de Dieu sous la nouvelle alliance. Car en fait le péché qui est le seul obstacle à une bonne et étroite collaboration avec le Saint-Esprit, fait un avec nos sensibilités naturelles. De ce fait, il n’est pas possible de s’en débarrasser sans que, du point de vue humain, on puisse ne pas souffrir (Philip.1.29-30, 1Pierre 4.1-2). C’est pourquoi Christ a dit : « celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie la retrouvera » (Mathieu 16.25).

 

 

II. La tentation elle-même.

 

Première attaque :Si tu  es  fils de  Dieu, ordonne   que  ces

      pierres deviennent des pains

Etant donné les effets bénéfiques de la faim spirituelle dans la vie de l’homme tel que nous venons de le démontrer, Satan qui veut toujours inciter l’humanité à la rébellion contre Dieu y est contre. Chaque fois que l’homme s’approche de Dieu, Satan vient le distraire en l’attirant dans le sens contraire. Autrement dit, pendant que Dieu sèche la nature charnelle de l’homme dans l’intérêt de sa croissance spirituelle, Satan vient l’arroser pour qu’elle puisse prospérer.

 

Ici Satan aborde Christ qui est accablé de faim depuis 40 jours et 40 nuits. Il lui propose, pour soulager sa faim, de transformer les pierres en pains afin de nourrir son corps. Nourrir son corps n’est rien d’autre qu’arroser la nature charnelle pour en finir avec la sécheresse du désert. C’est satisfaire des désirs et passions de la chair.

 

Nous devons savoir que plus il y aura des hommes de Dieu pieux qui prêcheront la vérité sur le salut éternel, plus aussi Satan suscitera des musiciens, des cinéastes, des modélistes ainsi que toutes sortes d’innovations et inventions technologiques pour rendre la vie terrestre toujours plus attrayante. Aussi, s’appuyant sur « la bonne vie », Satan se servira-t-il (et il se sert déjà) de ses disciples (qui sont des faux serviteurs de Dieu) pour présenter la foi en Christ comme moyen d’accéder à la bonne vie. « Il faut mener une bonne vie, digne d’un fils du Dieu » est déjà un slogan dans beaucoup d’organisations dites chrétiennes. Il faut donc : belles voitures, belles maisons, beaux costumes, honneurs et gloire, etc.

 

Pour ceux qui n’ont pas accès à ces choses la solution est proposée : il suffit de se présenter à la table de délivrance pour être délivré de démons de la pauvreté. Très bon moyen pour Satan de se recruter encore plus de fidèles en inoculant des démons à ces malheureuses victimes !

 

Ainsi, observe-t-on de plus en plus des gens qui, sous une apparence de bonne vie, rayonnent de joie, de santé, témoignant sans arrêt n’aller que de merveilles en merveilles depuis qu’ils sont ‘en Christ’. Quant au désert, ils n’en connaissent rien ! C’est étrange à leur ‘vie chrétienne’, et donc c’est de la malédiction.

Face à cette triste réalité, ceux qui reçoivent réellement Christ au moyen de la Parole de Vie, quand le Saint-Esprit se met à l’œuvre dans leur vie, ils sont très contrariés. Quand ils auront fait 40 jours et 40 nuits de jeûne, Satan attire leur attention sur les autres en leur disant : « voilà ce que vous devriez être en tant que fils de Dieu. Vous n’avez pas droit à la souffrance ! ; cherchez du pain et mangez pour votre bien ».

 

Pourtant ce sont eux qui sont sur le bon chemin ! Car ce que Dieu leur veut en priorité c’est la jouissance du royaume futur et non la gloire du présent monde. Dieu veut que ses enfants se débarrassent du poids charnel inutile, afin que leur esprit travaille à plein régime de manière à leur assurer la victoire devant les forces sataniques. Sans cela, tant que les chrétiens continueront à traîner du poids charnel, la lutte qu’ils doivent soutenir face à toutes les tentations du monde est presque perdue d’avance. En effet, face aux tentations extérieures, les désirs charnels en eux agiront comme des caisses de résonance ; ce qui ne leur permettra pas de résister au péché.

 

 

Deuxième attaque : «Si tu  es  Fils   de  Dieu, jettes-toi en 

     bas, car il est écrit : (…)» 

 

Ne peut être soumis à cette deuxième attaque que celui qui a triomphé de la première.

Maintenant, pour s’être résigné sous la main de Dieu en refusant les bonnes grâces du monde, le désert a suffisamment formé le chrétien de sorte que la Puissance de Dieu s’exprime désormais à travers sa personne.

 

Vient maintenant un autre danger : le souci de se faire un nom dès que Dieu commence à accomplir des signes. Maintenant il est question de tirer vengeance de l’opprobre et de l’image médiocre affichée pendant le temps du désert.

Au lieu de se tenir à la disposition de Dieu comme un simple instrument pour Sa Gloire à Lui seul, l’homme est souvent tenté d’user de dons que Dieu place en lui pour démontrer qu’il n’est plus ce médiocre et malheureux pèlerin du désert de jadis.  Or, cela n’est ni moins ni plus qu’un détournement spirituel.

 

Ce n’est pas pour démontrer que nous sommes «grands serviteurs» que Dieu nous accorde des dons. Les dons spirituels nous sont accordés pour l’édification de l’Eglise et qu’enfin, toute la gloire revienne à Christ Seul.

 

L’incitation de Satan à Christ : « Toi Fils de Dieu, jettes-toi de cette montagne pour qu’on voie si ton Dieu va empêcher que ton pied ne heurte une pierre », n’est rien d’autre que cette tendance qu’ont beaucoup d’hommes de Dieu à démontrer qu’ils ne sont pas n’importe qui. Donc, chaque fois que nous éprouverons cet envi de faire étalage des dons que Dieu nous accorde par Sa grâce, il faudra reconnaître une main de Satan derrière cette incitation.

 

Si on n’est pas assez sage pour détecter cette main de Satan, il y a danger que, s’appuyant sur les quelques signes qui s’opèrent, on se fasse une très haute opinion de soi-même. Ainsi, on se donne des superlatifs (‘archi ceci’, ‘archi cela’, révérend, etc.), et on s’octroie des sobriquets. Aussi, comme pour consolider l’image qu’on se donne désormais, en vient-on souvent aux spectacles et exhibitions en annonçant des journées miracles, etc.

 

C’est cela le piège, le souci de démontrer qu’on est (…), autrement dit, le « jettes-toi qu’on voie si (…) ».

 

 

Troisième attaque : « Je te donnerai toute cette gloire si tu te

       prosternes et m’adores ».

A bien y réfléchir, celui qui est tombé au piège précédent n’a pour objectif final que les ovations, les honneurs et la gloire des hommes.

 

Or, dès que cela fonctionne, on ne s’arrête plus là. Tout grand qu’on est devenu, c’est maintenant parmi les autres grands qu’on cherche sa place.

En effet, il serait absurde de continuer à se faire petit lorsque, après s’être battu corps et âme, les hommes nous considèrent déjà, eux, comme dignes d’honneurs.

 

Pourtant, ce n’est pas à moindre frais qu’on entretient un grand nom. Maintenant donc, pour le grand ministre de Dieu, le grand apôtre, l’archi…, il faut aussi une belle voiture, belle maison, etc. Il faut donc que l’argent suive, et c’est là la troisième et dernière attaque de Satan.

 

Depuis la première attaque ratée, Satan ne s’est pas fatigué. Il revient toujours sous une autre forme plus subtile, ayant pour même objectif final de vous emmener à l’adorer.

 

Au premier piège, il ne s’agissait que de pousser les gens à s’engager dans la poursuite de la jouissance matérielle comme valeur fondamentale de leur existence. Pour ceux qui ont triomphé à ce piège, étant devenus des instruments de Dieu, Satan ne peut plus les inciter aussi grossièrement à s’engager dans la jouissance matérielle. Cette fois, c’est en passant par un processus très subtil à détecter qu’il compte les emmener toujours à plier le genou devant l’argent, car c’est là que se trouve son pouvoir.

 

Ce processus commence d’abord par le souci d’être considéré comme « grand » ; ce qui est un demi-piège dont le mérite est de mettre en place les conditions que requiert le fonctionnement du piège final, qui est le principal. Si donc ce demi-piège échoue comme le premier (transforme les pierres en pains), c’est la victoire définitive du chrétien. Mais s’il fonctionne, le processus passe à l’étape finale qui est le troisième piège.

 

Une fois qu’on est reconnu comme « grand », il faut maintenant entretenir le fauteuil sur lequel on est assis, et pour cela il faut de l’argent. Or, l’argent c’est Mammon, le concurrent de Dieu sur la terre (Math.6.24).

Il est intéressant de noter que dans le discours de Satan : « Je te donnerai (…) si tu (…) et m’adores », les ‘je’ et ‘m’ ne représentent rien d’autre que l’argent.

 

Dans le présent monde, il n’y a pas mieux que l’argent pour se procurer les honneurs et l’estime de tous. Plus on a besoin d’honneur, plus on va courir après l’argent et ce sera Satan qu’on adorera. C’est cela la vérité rendue par Christ dans Math. 6.24 que Paul relaie aussi dans 1Tim.6.10.

 

 

Joseph KITENGE Mulongoy

Eglise Pentecôtiste LA SOURCE.

303, Bégonisas / Bel air – Lubumbashi.

R.D.C.











Pensée du Jour :

"L’homme s’affine au contact de son prochain tout comme le fer se polit par le fer" Proverbes 27.17 Semeur

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