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LA PRESENCE DE JESUS-CHRIST CHANGE TOUT
Dans Luc 13 :10-13 la Bible nous parle de la rencontre d’une femme qui était infirme, courbée pendant 18 ans, avec Jésus-Christ, dans la synagogue le jour du sabbat. Nous lisons : « Jésus enseignait dans une des synagogues, le jour du sabbat. Et voici, il y avait là une femme possédée d’un esprit qui la rendait infirme depuis 18 ans ; elle était courbée, et ne pouvait pas du tout se redresser. Lorsqu’Il la vit, Jésus lui adressa la parole, et lui dit : Femme, tu es délivrée de ton infirmité. Et Il lui imposa les mains. A l’instant elle se redressa, et glorifia Dieu ».
Ce que nous volons examiner dans le présent message, en rapport avec ce texte, c’est : « comment être dans la présence de Jésus-Christ ? ». Car tel que l’évangile est prêché pour le salut des âmes, on est souvent tenté de penser qu’il suffit d’afficher sa foi pour être dans la présence de Jésus-Christ et, par conséquent, prétendre légitimement à la sagesse, à la puissance, à la guérison et surtout à la bénédiction : promesses que nous avons, certes, en Jésus-Christ. Mais ma lecture de la Bible appuyée par des expériences et témoignages de plusieurs enfants de Dieu, permet de considérer que la foi en Jésus-Christ, en nous procurant le Salut, ne fait que nous donner accès au parvis en sorte que nous devenons enfants de Dieu, fils et filles de la maison. Mais, pour ce qui est de la manifestation des œuvres de Jésus-Christ dans notre vie, nous devons faire un pas de plus au-delà du parvis.
Il y a, en effet, une nette différence entre « naître de nouveau par Jésus-Christ » (devenir enfant de Dieu) et « avoir Christ pour compagnon de vie ». Ces deux notions sont nettement différentes autant que « recevoir Christ comme Sauveur » est différent de « recevoir Christ comme Seigneur ». Christ est notre Sauveur lorsqu’Il nous donne la vie éternelle, et Il est notre Seigneur lorsque nous, nous lui confions notre vie en Le laissant régner dans nos cœurs. Par la vie éternelle Christ vient redonner vie à notre esprit qui était sans vie depuis que nous étions conçus dans le ventre de notre mère, et Il attend que nous lui fassions de la place dans nos cœurs pour qu’Il vienne nous apporter sa divinité dans la gestion de notre vie quotidienne. Car notre vie de ce monde nous la gérons à partir de nos cœurs, c’est-à-dire dans notre âme (pensée, intelligence, volonté, souvenir, etc.). C’est par notre cœur que nous pouvons dire que nous existons, que nous sommes heureux ou malheureux, c’est par notre cœur que nous péchons ou ne péchons pas, etc. Toute l’énergie que nous manifestons pour mener notre existence n’est déployée que par notre cœur (âme). De cette manière, celui qui veut se rendre maître de notre vie ne vise qu’à régner sur notre cœur en en gérant les pensées pour ainsi avoir accès à la manette de nos décisions. Deux forces (Satan et Jésus-Christ) convoitent nos cœurs pour cela. Pour y parvenir, Satan s’y prend par malice en trompant notre vigilance alors que Jésus-Christ, Lui, frappe à nos cœurs par Sa Parole et attends que nous lui fassions de l’accueil à la mesure de Sa sainteté. C’est pourquoi Christ a dit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. » (Jean 14 : 23).
Lorsque Christ parle de faire sa demeure chez celui qui garde sa Parole, c’est bien cela l’avoir pour compagnon de vie, être avec Lui là où l’on vit. Et lorsque Jésus-Christ vit avec nous là, c’est-à-dire dans nos pensées, dans notre conscience, dans notre réflexion, dans nos sentiments, bref là à partir d’où nous avons la gestion totale de notre existence, Sa divinité augmentera sans doute nos capacités. Alors, grâce à Sa Lumière illuminant notre conscience, nous nous voyons réellement tel que nous sommes ; nous découvrons non seulement nos défauts, mais aussi nos combats, évitant ainsi soigneusement les pièges de l’ennemi. Notre intelligence étant amplifiée, notre réflexion s’en trouve améliorée de sorte que nous prenons des décisions qu’il faut alors même que, parfois, les gens du monde nous trouvent maladroits. Grâce à cette dynamique, tout notre être se retrouvera régénéré à tous égards de sorte que ce qui était courbé va se redresser comme ce fut le cas de cette femme dont il est question dans Luc 13 :10-13. C’est pourquoi il est écrit dans 3 Jean : 2 ce qui suit : « Je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l’état de ton âme ». Cela nous enseigne que la prospérité matérielle et physique (santé) dépend de l’état de l’âme, et nous comprenons à l’évidence que c’est de l’âme (cœur) que part l’énergie qui conditionne notre être, nous détruit ou nous régénère. Ce passage de 3 Jean ci-dessus corrobore encore avec celui de Proverbes 2 :1-13 où nous lisons : « Mon fils, si tu reçois mes paroles, et si tu gardes avec toi mes préceptes, si tu rends ton oreille attentive à la sagesse, et si tu inclines ton cœur à l’intelligence ; oui, si tu appelles la sagesse, et si tu élèves ta voix vers l’intelligence, si tu la cherches comme l’argent, si tu la poursuis comme un trésor, alors tu comprendras la crainte de l’Eternel, et tu trouveras la connaissance de Dieu. Car l’Eternel donne la sagesse ; de Sa bouche sortent la connaissance et l’intelligence ; Il tient en réserve le Salut pour les hommes droits, un bouclier pour ceux qui marchent dans l’intégrité, en protégeant les sentiers de la justice et en gardant la voie de Ses fidèles. Alors tu comprendras la justice, l’équité, la droiture, toutes les routes qui mènent au bien. Car la sagesse viendra dans ton cœur, et la connaissance fera les délices de ton âme ; la réflexion veillera sur toi, l’intelligence te gardera, pour te délivrer de la voie du mal, de l’homme qui tient des discours pervers, de ceux qui abandonnent les sentiers de la droiture afin de marcher dans des chemins ténébreux ».
Tous ces textes sont très éloquents pour confirmer que l’infirmité (la possession démoniaque) ou la délivrance, cela dépend de l’ambiance de notre cœur. Car nous sommes dans notre cœur ; nous faisons tout par notre cœur. Si cette femme s’était retrouvée physiquement en présence de Jésus-Christ, il n’en n’est plus de même pour nous. Pour nous, c’est dans notre cœur que nous pouvons nous retrouver en présence de Jésus-Christ. Et si, pour cette femme, le Jésus qui était en sa présence était physique (qui parlait, avec deux yeux et deux bras, etc.), le nôtre est spirituel incarné dans Sa Parole. Après tout cela n’est que biblique suivant Jean 1 :14 où il est dit que la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous. C’est quand cette Parole est présente dans nos cœurs que nous pouvons dire que nous sommes devant la présence du Seigneur. La conséquence de cela c’est que cette Parole qui est vie, qui est lumière, qui est sagesse, qui est puissance (car elle est Jésus-Christ) sera dans nos cœurs, en présence de notre moi (entendez par ‘moi’ l’ensemble de nos facultés mentales, sentimentales et psychologiques), Elle lui communiquera alors Ses vertus. Nos infirmités et insuffisances disparaîtront et c’est Christ que les gens verront à travers nos actes. C’est pourquoi l’apôtre Paul pouvait dire : « ce n’est plus moi qui vit, c’est Christ qui vit en moi » (Galates 2 :20).
Ainsi, tout ce que nous ferons à partir de notre moi aura l’empreinte de Jésus-Christ, gage certain de la réussite et du progrès, toujours grâce à la présence de la présence de la Parole de Dieu en nous. C’est pourquoi l’Eternel Dieu avait dit à Josué : « Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche ; médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit ; car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras » (Josué 1 :8).
Chers frères et sœurs,
Si aujourd’hui la médiocrité s’installe de plus en plus dans la chrétienté, la raison majeure se trouve dans la négligence des fidèles à rechercher et à méditer la Parole de Dieu. Le mouvement pentecôtiste est, à mon entendement, en grande partie responsable de cela quoique je sois moi-même pentecôtiste. Car de plus en plus les gens accourent vers des églises non pas pour rechercher la Parole de Dieu, mais plus pour « recevoir leurs miracles ». Et les difficultés de la vie y sont pour beaucoup responsable surtout dans des milieux moins nantis. Lorsqu’une âme est affermie dans la Parole, elle expérimentera alors elle-même, de l’intérieur, les merveilles de Dieu ; ce qui lui procurera une joie de loin supérieure à celle qu’elle éprouverait de sensations extérieures. Car alors elle est une âme qui s’épanouit dans le Seigneur Jésus-Christ au lieu d’être un simple fanatique de quelque serviteur, aussi puissant soit-il. Lors de la vague des départs de notre liste de diffusion la semaine dernière, j’ai eu un autre partant qui m’a dit: « Enlèves-moi de ta liste ; je n’ai pas envi de lire ta littérature car j’en ai une autre de Benny Him et de Kenneth ». S’il lit ces deux serviteurs c’est qu’il est un chrétien. Alors j’ai eu bien de peines à comprendre qu’un chrétien qui lit la Bible et affermi soit capable de tels propos scandaleusement sectaires, puisque nous formons tous un même corps, une même armée combattant pour la même cause sur cette terre. J’ai fini par comprendre que je n’avais là affaire qu’à un fanatique.
Puisse notre Seigneur nous aider à comprendre la teneur de ce message, pour Sa gloire et pour notre prospérité.
Votre frère en LUI,
Pasteur Joseph KITENGE
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