EGLISE PENTECOTISTE LA SOURCE
(EPS)


Puisque nous avons découvert que la Vie véritable est en Jésus-Christ,
voilà pourquoi nous parlons

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Dans la première partie du présent message nous avons terminé par la nécessité que, dans le cœur du croyant, l’existence de Christ cesse d’être une théorie pour devenir une réalité. Car il faut que lorsque le croyant se retrouve devant un défi à relever, il puisse s’appuyer sur plus fort que lui, à savoir Jésus-Christ. Avoir un moral de fer devant des difficultés ou devant un danger n’est pas le fait d’une simple volonté humaine ; le sujet doit pouvoir recevoir un signal intérieur qui puisse doper ses sens au point d’élever son moral au-dessus du défi auquel il fait face. Et en cela rien n’est mieux que d’être rassuré que Dieu (ou disons Jésus-Christ) est avec vous en vous fondant sur les expériences vécues en intimité avec Lui, plutôt que sur le simple fait de savoir qu’il est écrit qu’Il est vivant.
 
C’est dans ces conditions que même lorsqu’on fait une prière, on la fait sans douter du tout, quelle que soit le tableau qui est devant soi. C’est aussi dans ces conditions que lorsqu’on parle de Jésus-Christ ou qu’on le serve de quelle que manière que ce soit, on est convainquant parce que convaincu soi-même. On est alors un disciple que rien ne recule, ne décourage ni ne déprime parce qu’on est convaincu de la véracité, et surtout de l’importance de ce qu’on fait ou dit.
 
Et la clé pour en arriver à cela c’est Jean 14 : 21-23 : « Celui qui a mes commandements et qui les gardes, c’est celui qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon père, je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui. (…) Si quelqu’un m’aime, il gardera ma Parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui ».
 
Ce texte de la Bible souligne la nécessité pour le croyant de garder les commandements de Dieu et de les mettre en pratique pour que Dieu le Père et Jésus-Christ viennent faire leur demeure en lui. C’est lorsque Dieu le Père et Jésus-Christ habitent dans le croyant que ce dernier devient capable de vivre leur présence comme une réalité palpable. Tant que l’amour de Dieu, Sa grandeur, Sa sainteté, Sa puissance, etc. ne seront pas perçues par le croyant comme des réalités palpables, d’abord en son cœur, quand même il parlerai de ces vertus de Dieu ce sera de manière superficielle. Dieu étant dans Sa Parole (Jean 1 : 1), pour sentir Sa présence il ne suffit que de La mettre en soi et de La pratiquer. C’est alors que le croyant vivra en intimité avec Dieu et que, selon les circonstances de la vie, Dieu se manifestera à lui pour l’orienter ou le protéger car ce ne sera pas pour se reposer qu’Il sera venu faire Sa demeure en lui.
 
Un croyant qui ne s’efforce pas de mettre la Parole de Dieu en pratique n’a de Dieu et de Christ que des connaissances livresques. Il sait que Dieu existe parce que cela est ainsi écrit. Il sait que Dieu protège, Dieu guérit, etc. parce que simplement cela est écrit. Certains vont même jusqu’à traiter d’imposteurs ceux qui osent dire « Dieu m’a parlé » simplement parce qu’un Dieu qui parle encore de nos jours n’est pas une réalité qu’ils vivent. Lorsque des tels croyants se retrouvent devant un défi auquel ils doivent faire face, ils se retrouvent très vite désemparés par manque de soutien moral.
 
Le réflexe général de toute personne en difficulté étant de rechercher en lui-même sur quoi il s’appuie pour y faire face, celui qui vit en intimité avec Dieu trouve tout de suite un appui sur le souvenir des expériences vécues avec Lui. Qu’il soit tenté par le péché, il se souviendra tout de suite de la Sainteté du Seigneur, se disant avec conviction qu’Il est avec lui. Qu’il soit terrorisé, il se souviendra tout de suite de la puissance de Dieu dont la présence en lui ne fera aucun doute ! Par contre, dans les mêmes circonstances, le croyant qui ne sent pas la présence de Dieu se comportera tout autrement. Face à la tentation du péché, quand même il résisterait ce sera plus par conformisme aux dogmes religieux que par crainte de Dieu. Dieu est chez lui au ciel et lui ici-bas ! Aussi, que la pression de la tentation devienne plus forte ou que son aisance (ou encore sa survie) arrive à être menacée du fait de sa résistance, un tel croyant va céder. Face à la terreur, sans succès  il tâtera en lui à la recherche d’un appui ; aucun signal rassurant ne lui montera au cœur ! On va alors le remarquer par son attitude d’après : s’éclipser ou prendre appui sur des relations humaines ou sur des biens matériels comme armes impressionnantes, argent, etc.
 
 
Deux exemples de foi triomphante : David face à Goliath et Gédéon face à Madian.
Dans 1Samuel 17 la Bible nous parle du tout jeune David qui tua le géant Goliath. Lorsque David arriva au front, Goliath était entrain de défier l’armée d’Israël depuis 40 jours, matin et soir. A la vue de ce géant, toute l’armée d’Israël au nombre de laquelle se trouvait aussi le roi, se terrait de peur. L’homme était très impressionnant à lui tout seul. Le roi avait beau faire des promesses très alléchantes à quiconque le tuerait sans que personne de toute l’armée ait osé se décider d’avancer vers le Géant. Mais lorsque David l’eût entendu lancer ce défi, il fut révolté et décida de l’affronter. Après tractations avec ses frères, puisque le gamin insistait, la chose parvint au roi qui l’appela. La suite fut un miracle puisque David le gamin tua Goliath rien qu’avec un caillou lancé à l’aide d’une fronde !
 
D’où avait-il tiré sa force et son courage ? Les versets 32 à 37 révèlent que David s’était fondé sur son expérience avec Dieu. Ecoutez le verset 37 : « l’Eternel qui m’a délivré de la griffe du lion et de la patte de l’ours, me délivrera aussi de la main de ce philistin ».
 
Il en est de même du cas de Gédéon dans le livre des Juges aux chapitres 6 et 7. Lorsqu’il eût l’appel de Dieu pour aller combattre Madian et libérer Israël du joug de ce dernier, Gédéon ne se mesura pas à la hauteur de la tâche. Au verset 15 il dit : « voici, ma famille est la plus pauvre en Manassé, et je suis le plus petit dans la maison de mon père ». Si l’histoire se termina par une victoire éclatante de Gédéon sur l’armée de Madian c’est parce que Gédéon fut fortifié par les expériences des toisons que vous pouvez lire au chapitre 6 versets 36-40.
 
Chers frères et sœurs, une vie chrétienne qui n’a pas d’expérience personnelle avec Dieu ne peut manifester une foi triomphante à l’instar de ces deux exemples. Face au défi de ce monde, lorsque l’obstacle se dresse devant le croyant comme une montagne, il a besoin d’être sûr que le Tout-puissant Dieu est là avec lui. A ce moment précis, c’est ce souvenir vivant qui refait vivre Dieu dans le cœur du croyant de sorte que tout doute quant à la victoire n’est pas possible. Mais si on n’a pas d’expérience personnelle avec Dieu, si le Dieu qu’on connaît n’est que celui qu’on a lu dans la Bible ou qu’on a entendu parler, face à une montagne, un tel Dieu ne remonte pas le croyant car il ne vit pas ; il est comme une image statique. Pendant que le croyant scrute son cœur à la recherche d’appui, un Dieu livresque, puisqu’il est statique, ne remue pas ses sens. Son image dans le croyant, aussi grande et belle soit-elle, restera telle qu’elle a été imprimée dans la pensée du croyant. A l’opposé, face à un défi, le souvenir d’une expérience vivante communique la plénitude de Dieu au croyant de sorte que, quel que soit la dimension de l’obstacle, le croyant n’est pas impressionné mais il est rempli de hargne. Il dira alors avec assurance et non du bout des lèvres, et non parce qu’il a entendu dire : « Celui qui est en moi est plus fort que le problème qui est devant moi ». C’est ce qui se passa pour David. Ce qui lui communiqua la hargne avec laquelle il avait attaqué Goliath sans vouloir s’équiper ni de bouclier ni d’arme de fer c’est cette montée de la Puissance de Dieu. Si la dimension infinie de la Puissance de Dieu n’avait gagné le cœur de David, peut-être qu’avec un peu de courage personnel il aurait cherché à se bomber le moral avec les boucliers et armes que Saül lui avait proposés. Mais David refusa tout au motif que c’est lourd pour lui (lire 1Samuel 17 : 38-39).
 
L’église doit dispenser la saine Parole de Dieu et enseigner aux croyants de s’y soumettre. Tant que les gens n’apprendront pas la Parole dans sa vérité et ne s’obligeront pas à la mettre en pratique, Christ et Dieu ne pourront pas faire leur habitation en eux ! Il s’ensuivra que toutes les belles histoires bibliques sur la grandeur de Dieu, tout ce qu’ont fait les prophètes que plusieurs aiment entendre parce que cela met en exergue la Puissance et la grandeur de Dieu, ne sera que comme des photos (belles et grandes) qu’on imprimera dans la pensée. On se bombera bien le moral sous l’effet de ces belles images de Dieu et on se flattera pour cela d’avoir la foi, mais ce ne sera qu’une foi qui, à l’instar de toute image, disparaîtra comme la rosée face aux parades du monde.
 
Pour terminer, le cas de Saül mérite d’être examiné. Saül ne manquait pas d’expérience personnelle avec Dieu.  Rien que les circonstances de son investiture en tant que premier roi d’Israël est un fait qui est en lui-même une impressionnante expérience avec Dieu (1 Samuel 9 : 17-27, 10 :1-10). Après cela Saül remporta d’éclatantes victoires avec Dieu de sorte qu’il ne pouvait pas de terrer de peur face à Goliath jusqu’au mépris de sa royauté ! Le fait c’est que la désobéissance à la parole de Dieu (le péché) nous cache la face de Dieu. Dans 1Samuel 15 nous lisons que Saül avait désobéi à la parole de Dieu et c’est pourquoi Dieu le rejeta. Dés lors, Saül ne pouvait plus sentir la présence de Dieu en lui pour pouvoir faire face à la montagne qu’était Goliath.
 
Puisse notre Seigneur nous aider à marcher avec Lui et à ainsi fortifier notre foi.
 
Pasteur Joseph KITENGE
jkitenge@epsource.org

 










 

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